Côte d’ivoire : Mutins, ces nouveaux riches

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Les métiers les plus enviés en Côte d'ivoire

Les métiers les plus enviés actuellement en Côte d’ivoire -Dessin de Guess-

En l’espace de quatre(4) mois, 8 400 ex-rebelles, intégrés aux forces armées de côte d’ivoire (FACI), ont perçu chacun la somme de 10 millions de FCFA (15 200 euros) de l’état ivoirien, après plusieurs mutineries.

Ces soldats, qui avaient du mal à joindre « les deux bouts », se voient ainsi propulser au rang de multimillionnaire. Un enrichissement rapide qui rappelle celui des politiciens et autres footballeurs  ivoiriens évoluant en Europe.

Tout devient possible 

Comme ces derniers, tout devient possible pour les mutins. Ce sont les « nouveaux hommes forts » du moment et ils le montrent aux yeux de tous. D’Abidjan à Korhogo (nord) en passant par Bouaké (centre), ce sont des maisons pour les plus ambitieux, des motos pour certains et des véhicules pour d’autres qui s’achètent comme de petits pains. Ces nouveaux riches dépensent à tour de bras et peuvent désormais envisager l’avenir avec plus de sérénité. Mais cette aisance inattendue créée forcement des envieux.

Les démobilisés crient à l’injustice 

Et ceux-là ne manquent pas : environs 6 000 combattants de l’ex-rébellion n’ont pas eu la chance d’intégrer l’armée régulière. Ces soldats démobilisés vivent, pour la plupart, dans la misère. Le programme désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui était censé leur permettre de retrouver une activité et de vivre dans la dignité, n’a pas souri à tous. Ils voient donc comme une injustice, la part belle faite à leurs anciens « frères d’armes ». D’autant plus qu’ils ont combattu comme eux et certains en gardent, encore aujourd’hui, les séquelles. C’est donc à raison qu’ils réclament leur part du gâteau. Mais…

En satisfaisant aux revendications des soldats-mutins, leur garantissant au passage, un avenir radieux, le gouvernement savait très bien qu’il créerait de la frustration au sein de leurs camarades démobilisés. En réalité, le pouvoir ivoirien n’avait pas vraiment le choix. Car il fallait à tout prix faire taire les armes au risque de réduire à néant tous les acquis économiques de ces six (6) dernières années.

La vidéo du ministre de la défense annonçant  l’accord trouvé entre mutins et gouvernement.

 

 

 

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