Côte d’Ivoire : les chimpanzés et les éléphants menacés par le cacao

Dans son dernier rapport, l’ONG américaine Mighty Earth  accuse les grands groupes de l’industrie chocolatière de favoriser la déforestation en Côte d’Ivoire. Une pratique qui met en péril l’habitat des chimpanzés et des éléphants.

On savait déjà que les suisses sont les plus grands consommateurs de chocolat au monde. Mais ce que l’on ignorait c’est qu’à chaque barre de chocolat croquée par les helvètes, c’est une partie de la forêt ivoirienne qui est détruite.

Chimpanzés et éléphants menacés de disparition

Dans son rapport intitulé  « La déforestation amère du chocolat » , l’ONG Mighty Earth démontre que plusieurs parcs nationaux et aires protégées ont vu 90 % de leur surface convertie en cultures de cacao ; or, ceci est illégal car la loi ivoirienne interdit toute culture sur ces espaces. La conséquence directe de cette déforestation est la disparition des espèces sauvages, en particulier des chimpanzés et des éléphants dont le nombre a fortement diminué. A titre d’exemple, on ne compte désormais plus que 200 à 400 éléphants sur une population qui à l’origine en comptait des dizaines de milliers (toujours selon le rapport).

Une réaction qui tarde

Face à ce désastre écologique, les autorités ivoiriennes ont décidé de réagir. Le ministre en charge des eaux et forêts, M. Richard Donwahi, a promis de définir une nouvelle stratégie de protection des forêts classées. Cela signifie qu’il y a de la volonté mais la tache n’est pas simple. En effet, le rapport souligne que plusieurs grands négociants  comme Olam, Cargill et Barry Callebaut  achètent ce cacao cultivé illégalement et le revendent aux géants de la chocolaterie tels que Nestlé, Cadbury et Mars. En 2015, le marché mondial du chocolat était estimé à 100 milliards de dollars (selon le même rapport).

 

Si rien n’est fait concrètement, ce sont les chimpanzés et éléphants qui verront leur habitat naturel disparaître totalement. Le business et la morale ne font souvent pas bon ménage…

 

Lien pour télécharger l’intégralité du rapport 

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